Il est temps de vous parler un peu de moi… Camille, fondateur d’Evowlve, enchanté. Vous me connaissez peut-être déjà, ou vous faites peut-être encore partie des curieux. Ma toute première idée, en sortant de l’école, était de construire un outil d’entretiens vidéos. Un projet qui semble dans l’air du temps, avec la croissance des recrutements internationaux (on ne fait pas encore 12h d’avion pour passer un entretien d’embauche) et la passion d’une société entière pour les solutions technologiques.

Entre temps, ce type de solution commence à voir le jour, la concurrence sort de l’ombre… Et ça marche. Une bonne approche, un concept innovant, une promesse de gain de temps pour le recruteur et d’éviter les déplacements pour le candidat : les outils comme celui de Visiotalents ont tout pour plaire.

Mais alors, pourquoi ne pas avoir poursuivi ce projet ?

L’expérience entreprise

Avec l’entretien en vidéo différé, tout va plus vite : les questions apparaissent et il faut y répondre dans le temps imparti. La vidéo ne peut être coupée. Les conditions sont donc bien différentes de celles d’un entretien lors duquel un recruteur peut rebondir sur la réponse du candidat et orienter l’échange comme il le souhaite. 

La vitesse d’exécution est incomparable. Cela laisse à l’entreprise l’opportunité de faire passer davantage d’entretiens. Le travail de retraitement semble moins fastidieux que celui de se concentrer intensivement sur un dialogue pendant une heure ou une heure trente.

Sauf que… Sans entretien vidéo, les recruteurs et managers d’équipe doivent pré-sélectionner : sur un pool de 10 candidats, ils devront n’en retenir que 3 pour une rencontre car leur emploi du temps n’est pas extensible. Ils feront moins de quantité, plus de qualité.

Avec l’entretien vidéo, contacter les 10 candidats ne semble pas insurmontable ; mais le temps de retraitement et de prise en main de l’outil est souvent sous-estimé.

De plus, faire venir le candidat, c’est aussi valider sa motivation.

L’expérience candidat

Pour le candidat, c’est la même chose : il ne peut pas rebondir sur une idée émise par l’être humain en face de lui (et pour cause, il n’y en a pas) et peut se sentir mal à l’aise seul face caméra. En tant que recruteur, vous risquez de passer à côté de talents qui n’ont tout simplement pas l’habitude de se filmer ou se concentrent sur l’horloge qui défile.

De plus, le côté impersonnel de la vidéo empêche l’entreprise de nouer des liens avec les potentielles recrues. Les équipes techniques et les industries en région, déjà sur des marchés de recrutement tendus, doivent séduire les candidats. Elles n’ont donc pas intérêt à utiliser ces outils. 

Finalement, l’outil d’entretien vidéo ne peut servir qu’à une pré-qualification. Chez Evowlve, nous constatons que les entretiens téléphoniques donnent des résultats tout aussi pertinents. Notre rôle, ensuite, est de vous présenter un nombre limité de candidats en entretien physique.

Avec un outil d’entretien vidéo, vous achetez un moyen de faire passer des entretiens. Avec un service venant d’un réseau de recrutement, vous achetez du conseil sur le marché du recrutement, sur la posture à adopter en entretien… Et un résultat.