Utilisés d’abord à toute fin inutile sur les réseaux sociaux, les chatbots pourraient trouver leur utilité chez les recruteurs. Décryptage.

Etat des lieux des chatbots pour le recrutement

Aujourd’hui, les chatbots utilisés pour recruter sont « informationnels et décisionnels ». Voilà pour les termes B to B un peu classes et vendeurs. Dans la vraie vie, cela se traduit par un envoi de QCM sous une forme sympathique et ludique ; dans le but de pré-sélectionner un candidat sans avoir à dialoguer ou interagir avec lui.

De la même manière que pour les nouveaux outils de recrutement par vidéo, les chatbots sont aujourd’hui utilisés en complément de processus de recrutement classiques. Ils remplacent éventuellement les logiciels de tri de CV sur mot-clé mais pas une pré-sélection humaine. Ils peuvent cependant présenter des avantages et ne sont donc pas à exclure d’une politique de recrutement.

L’apport des chatbots pour les services RH

Les chatbots tels qu’ils sont aujourd’hui représentent un nouveau canal de diffusion. Les services des ressources humaines peuvent les utiliser pour communiquer sur les avantages que leur entreprise offre, les conditions de recrutement ou l’ambiance de travail par exemple.

Un afterwork comme les autres

C’est un moyen ludique de faire passer des informations, comme nous pouvons le faire chez Evowlve via nos articles de blog.

Attention : encore une fois, ce ne sont – dans l’état actuel des choses – pas des canaux d’échange ou de discussion.

L’apport des chatbots pour les candidats

Le temps passe, et beaucoup de choses ont changé… Et vont continuer à changer. Les générations Y (plus si jeunes) et Z (nouvellement arrivées sur le marché du travail) utilisent le swipe, la story ou le chat pour s’informer et communiquer.

Le format « chatbot » répond à ces usages grandissants. Qui souhaiterait encore remplir un formulaire de 4 pages sur fond gris foncé avec des cases en gris clair à cocher ? Place aux smileys « dollars » pour parler rémunération et « danseuse de flamenco » pour évoquer l’ambiance de travail. Chercher un emploi est rarement drôle ou plaisant, pourquoi ne pas rendre le process un peu plus ludique après tout.

Postuler à une offre d’emploi en 2019

Points négatifs et risques pour les chatbots recruteurs

Tel qu’ils existent aujourd’hui, les chatbots qui pré-qualifient les candidatures peuvent avoir plusieurs biais. Ils peuvent, comme une fiche de poste trop « cool », donner un aspect peu sérieux à un process pourtant crucial. Voir traiter sa candidature sous forme d’un QCM avec force emojis dollars peut être dévalorisant. Les êtres humains qui postulent ne méritent-ils pas d’avoir affaire à d’autres êtres humains qui recrutent ?

Au-delà du sujet philosophique, ménager les égos est important lorsque l’on recrute des profils leaders : chefs d’équipe technique, gestionnaires de projets logistiques…

Conclusion sur nos amis robots

Pour toutes les raisons que nous avons citées, nous n’excluons pas chez Evowlve la possibilité d’utiliser les chatbots dans nos recrutements à l’avenir.

Nous ne le ferons cependant pas à court terme : la valeur ajoutée de la technologie étant pour le moment trop loin de celle d’un être humain.